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L'Épopée des Belges en Formule 1
Passé, présent et future

Passé  -  Présent  -  Future


PASSE
La Belgique sera assez bien représentée dans le monde de la Formule 1 durant les années 50. Cette rubrique "Passé" reprend les pilotes qui ont marqué l'histoire belge de la Formule 1 et les derniers pilotes à s'être assis dans un cockpit de F1.

Johnny Claes (1950-1955)
Il sera le premier pilote belge de la Formule 1. Qualifié en 21ème position lors du GP d'Angleterre 1950, première épreuve du championnat de Formule 1, Claes terminera la course à la 11ème place, à 6 tours du vainqueur. Il sera actif jusqu'en 1955 mais sans grande réussite.

Paul Frere (1952-1956)
Frère sera le premier pilote à ramener des points à la Belgique, lors du GP de Belgique 1952 qu'il termina en 5ème position, ce qui lui valu 2 points. Après plusieurs années de vaches maigres, Paul Frère créera l'exploit en 1956 en montant sur la deuxième marche du podium du GP de Belgique au volant d'une Ferrari. Premier podium Belge. Ces 6 unités très précieuses lui permettront d'être classé 7ème au terme du championnat.

Olivier Gendebien (1958-1961)
C'est Gendebien qui prendra la relève de Frère en F1. Dès sa première tentative avec Ferrari, il se classe 5e du GP d'Argentine. Il apparaitra épisodiquement jusque 1960 où il dispute la seconde moitié de la saison avec Cooper. Il sera 3e du GP de Belgique et second du GP de France, lui permettant de se classer 6e au championnat du monde des conducteurs, ce qui est alors le meilleur classement jamais atteint par un pilote belge. Son passage chez Emeryson sera peu concluant. Non qualifié à Monaco, il rejoindra Ferrari pour le GP de Belgique où il marquera ses derniers points (4ème, 3 Pts). Il effectuera son dernier GP aux USA pour le compte de Lotus.
Olivier Gendebien a également remporté à quatre reprises les 24H du Mans entre 19658 et 1962. Jacky Ickx (1967-1979)
Notre Jacky national fut notre meilleur représentant. Il débutera sa carrière en trial avant de s'orienter vers la course automobile sur BMW puis Ford Cortina. Il effectuera un bref passage en F3 avant de grimper en Formule 2.
Son ticket pour la F1, Ickx l'obtiendra sur le circuit du Nurburgring en 1967. Ce week-end là, il signe le troisème temps des essais, derrière Clark et Hulme mais devant toutes les autres F1. Mais le règlement ne lui permet pas de prendre place sur cette première ligne, il doit s'élancer derrière les Formule 1. En course, il effectuera une superbe remontée. Il était 4ème lorsqu'un problème le contrait à l'abandon. Peu de temps après, à 22 ans, il se fait engager par Enzo Ferrari.
Jacky ne tardera pas à entrer dans le cercle très fermé des vainqueurs de GP. Il signera sa première victoire en France en 1968, au volant d'une Ferrari, offrant à la Belgique sa première victoire en championnat du monde. Malheureusement, Ickx ne remportera jamais le championnat, il sera vice-champion en 1969 et 1970. Le déclin débutera à partir de 1973. Les Ferrari sont poussives et il signera avec Lotus pour les 2 saisons suivantes. Mais il ne se trouve pas au bon moment dans l'écurie de Colin Chapman. Il terminera sa carrière chez Williams, Ensign et Ligier. Totalement démotivé par la F1, Jacky Ickx se reconvertira avec succès dans le championnat du monde de Voitures de Sport, devenant champion du monde de la discipline en 1982 et 1983. Il totalise d'ailleurs le record de victoires (49). Il remportera également les 24 heures du Mans à six reprises, là aussi un record. Il s'essaiera ensuite aux Rally-Raid. Il remportera le Paris-Dakar en 1983 avec Claude Brasseur et loupera la victoire l'année suivante suite à un pile ou face avec Jean Todt pour déterminer qui de Vatanen ou Ickx, les deux pilotes Peugeot, remporterait la course. Thierry Boutsen (1983-1993)
Après les années de gloire avec Jacky Ickx, la Belgique attendit longtemps son nouvel enfant. Thierry Boutsen débarquera en Formule 1 en 1983, après avoir terminé 3ème du championnat de Formule 2 l'année précédente. Ses 4 saisons avec Arrows seront mi-figue mi-raisin. Quelques points positifs (2e à Imola en 1985) et beaucoup de points négatifs (24 abandons). Il faudra attendre 1987 et son transfert chez Benetton pour voir notre ami Thierry se classer plus régulièrement dans les points. Mais sa carrière atteindra son apogée en 1989 et 1990 chez Williams. C'est dans l'écurie anglaise qu'il remportera ses premières victoires. Il s'imposera au Canada en 1989 sous le déluge (première victoire du moteur Renault atmosphérique) et il remettra ça en Australie, toujours dans des conditions dantesques. Il signera sa 3e et dernière victoire en Hongrie en 1990. Williams ayant préféré le retour de Mansell, Boutsen trouvera refuge chez Ligier. Mais ces monoplaces ne pouvaient rien lui offrir d'exceptionnel, un total blanc en 1991 et juste 2 points en 1992. Ça sentait la fin de carrière. Thierry Boutsen participera à ses dernières courses en 1993, pour le compte de Jordan. Totalement dominé par le jeune Rubens Barrichello, Thierry mettra un terme à sa carrière au soir du GP de Belgique, le circuit de ses débuts. La boucle était bouclée. Philippe Adams (1994)
Dernière apparition d'un pilote belge un Formule 1. Philippe Adams obtint son volant chez Lotus grâce à un bon budget, en provenance principalement de l'affaire familiale. Vice-champion d'Angleterre de Formule 3 en 1992, Adams était en 1994 pilote de Tourisme en Belgique. Il participera à son premier GP chez lui, sur le circuit de Francorchamps. Une première prise en main délicate puisque déjà victime d'un gros crash. Qualifié en dernière position, il ne terminera pas le GP. Sa seconde et dernière course, il la disputera au Portugal. Vingt-cinquième sur la grille, il terminera l'épreuve bon dernier, en 16ème position. Il sera ensuite éjecté de chez Lotus, remplacé par Eric Bernard.

PRÉSENT
Le présent des Belge en Formule 1 n'est pas glorieux. Depuis 1994, plus aucun pilote ne s'est aligné en GP. Ce qu'il reste à faire, c'est préparer le futur avec nos jeunes espoirs et espérer un meilleur enthousiasme de la part des sponsors.

On se console pour le moment avec quelques compariotes qui occupent des postes clés en F1.
Il y a tout d'abord Jacky Eeckelaert, directeur d'exploitation chez Sauber puis Didier Coton, manager de Mika Hakkinen et Olivier Panis.
 

FUTURE
Il y a encore 2 ou 3 ans, nous possédions de nombreux jeunes espoirs promis à une belle carrière. Or, faute d'enthousiasme de la part des sponsors, nombreux d'entre eux se dirigent vers une impasse, en tout cas pour la Formule 1. Tout comme nos voisins français, les entreprises de notre petit pays n'investissent pas assez sur nos pilotes. C'est d'autant plus dur pour eux qui doivent se battre pour trouver un bon budget pour courir.

Marc Goosens
Troisième du championnat d'Angleterre de Formule 3 en 1993, Marc Goosens s'orientera avec logique vers le championnat de Formule 3000. Le belge fut un des grands animateurs des saisons 1995-1996. Il terminera 3ème du championnat lors de ces 2 années (1 victoire en 1995 et 2 en 1996). Malheureusement, il sera également victime du manque de budget. Ce n'est parce qu'on gagne et qu'on est un bon pilote que l'on va forcément trouver un volant en F1. N'ayant plus rien à prouver en championnat international, Marc s'expatriera au Japon. Goosens rêvvait toujours de Formule 1 et c'est pour cette raison qu'il a préféré la compétition au pays du soleil-levant plutôt que l'Indycar. Peut-être espèrait-il suivre les traces de Mika Salo, HH Frentzen ou Ralf Schumacher qui sont tous deux issus de la Formule Nippon. Mais après 2 ans au Japon, Marc accepta l'offre de LukOil Arden pour revenir en championnat international de Formule 3000. Arden étant une équipe satellite de Prodrive, qui fait courir les Subaru en championnat du monde Rallye, Goosens pouvait penser avoir fait un bon choix. Malheureusement, son team ne sera pas très compétitif et, à plus de 30 ans, Goosens peu désormais faire une croix sur la F1.

Bas Leinders
Vainqueur du championnat d'Europe Opel-Lotus en 1996, avec 8 victoires, Bas Leinders s'est attaqué l'année suivante au championnat d'Allemagne de Formule 3. Une saison difficile dans la mesure où l'équipe de Bas, le Van Amersfoort Racing, débutait également dans la discipline. Mais les résultats furent encourageants;: deux poles et une 7ème place au championnat (premier pilote non-allemand). 1998 avait très bien débuté pour Bas puisqu'il remporta sa première victoire dans la discipline. Au terme de la saison, il fut sacré champion d'Allemagne. En quelques semaines, nous avions 2 champions de F3 (avec Saelens en France). Notre jeune compatriote suscita même l'intérêt de l'écurie West Competition qui n'est autre que le Junior Team McLaren en Formule 3000. Après une séance d'essai privé concluante, Leinders fut invité à participer à la dernière course du championnat en remplacement de Nicola Minassian. Malheureusement, il ne prendra pas part à l'épreuve. Il cédera son baquet à son équipier, l'allemand Heidfeld, disqualifié la veille, afin que celui-ci conserve une chance de remporter le championnat.
Sa première saison complète de F3000 fut laborieuse. L'équipe Witmeur-KTR n'a pas vraiment été servie par la chance. Leinder n'a marqué qu'un seul point en 1999. Et la saison 2000 ne fut guère mieux.
Néanmoins, Bas espère toujours piloter en F1. Il serait en contact avec Minardi pour une place de pilote d'essais.

Jeffrey Van Hoydonck
Champion d'Europe de Formule Renault en 1997, Jeffrey fut un moment en liste pour courir dans le Prost Junior Team de Formule 3000. Hélas, le français lui préférera le brésilien Battistuzzi. Notre compatriote s'est alors orienté vers la Formule 3 allemande où il a trouvé refuge au sein du Benetton Junior Team, une écurie qui a révélé Norberto Fontana et Jarno Trulli. Après une première saison qu'il termina en 6ème position, Jeffrey a participé à ses premiers essais en Formule 3000 avec le Team Witmeur-KTR. C'est au sein de cette écurie qu'il a d'ailleurs débuté dans la discipline. Jeffrey fut une petite révélation même s'il a manqué singulièrement de chance tout au long de la saison. Il a tout de même signé une pole-position. Mais, la F1 ne fut qu'un vague espoir et Jeffrey roule désormais en voiture de tourisme.

Kurt Mollekens
Vice-champion d'angleterre de Formule 3 en 1996, Kurt Mollekens n'a malheureusement pas pu trouver un bon budget pour décrocher un bon volant en Formule 3000. Sa famille a donc créé le team KTR. La saison 97 fut malheureuse avec seulement 3 petits points. L'année 1998 avait beaucoup mieux débuté, ses meilleurs résultats étant deux 2ème places à Imola puis en Espagne, devant le gratin de la Formule 1. Malheureusement, la suite de la saison s'est moins bien déroulée et a rétrogradé en 7e position au classement. En 1999, il a préféré raccrcoher son casque pour diriger son équipe et faire quelques courses en tourisme. Quel gâchis!

David Saelens
En 1997, notre compatriote a véritablement impressionné tous les observateurs dans le championnat de France de Formule 3. Débutant dans la discipline, Saelens a très vite maîtrisé sa nouvelle monoplace pour remporter des victoires et terminer 3ème du championnat. Le début de la saison 98 ne sera guère encourageant. Le moteur Renault de l'écurie ASM n'était pas encore au point et David Saelens se battait pour très peu de points. Pendant ce temps, le français Frank Montagny avait aligné 8 victoires consécutives. C'est à ce moment que le vent tourna. Le jeune belge prend le championnat à son compte et signe 12 succès à la suite, comblant l'énorme retard qu'il possèdait sur Montagny. David Salens remportera le championnat lors de la dernière course, au Mans. Evénement extraordinaire pour la Belgique puisque Saelens est devenu le premier pilote étranger à remporter championnat de France mais, surtout, il est le premier Belge à être titré dans cette discipline !
Cerise sur le gâteau, David a également remporté les Masters de F3 de Zandvoort, véritable championnat du monde.
Bref, David Saelens était à ce moment là notre plus grand espoir pour un volant en Formule 1.
TOut commença à se gâter lors de son passage en Formule 3000. Le début de saison fut catastrophique avec plusieurs non-qualifications au sein du team WRT. Son transfert vers Super Nova lui redonnera des couleurs avec un superbe podium en France, sa première véritable course dans la discipline. Meilleur débutant au classement final, Saelens se devait de confirmer l'année suivante. Hélas, il a trop souvent été victime de sa fougue et se fit éclipser pas son équipier Minassian. Recruté par Minardi dans leur Junior Team, Saelens avait de grandes ambitions mais il n'a jamais pu briller. Il a effectué durant l'intersaison un test au volant de la Minardi F1 mais cet essai fut sans lendemain.

Nicolas Stelandre
Autre jeune belge talentueux. Stelandre a remporté en 1998 le titre en Formule Ford en Angleterre, qui est probablement le championnat le plus relevé. Cette saison, il a également participé avec succès au championnat de Formule Renault anglais et européen. En 2001, il s'alignait en Formule 3 allemande.

Benoit Allart
Un belge champion de monoplace, c'est pas tout les jours qu'on voit ça. Benoit Allart entretien la relève des jeunes pilotes belge. Benoit a remporté en 1999 le championnat d'Allemagne de Formule Koenig, une formule qui a révélé Michael Schumacher.


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